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Le parachutisme aux Etats-Unis, non sens ou merveille ?

Dois-je continuer à être un parachutiste?

Comment pourrais-je passer à coté de cette question fondamentale?

La réponse est simple. Est-ce que je me sens bien pratiquant de ce sport? La réponse est oui. Et pour l’essence grillée pour s’envoyer en l’air,… L’important est de savoir si ma présence sur cette terre contribue à rendre la société humaine meilleure ou pas. C’est ça qui est fondamental. Je pourrais arrêter le parachutisme et me comporter de manière odieuse avec l’autre ou la nature.

Mon objectif est de participer à ne pas détériorer ou améliorer la race humaine. Je pense que telle devrait être la raison de vivre de chacun !

Los Angeles, fidèle à elle-même

Passer du nord du Pérou à Lima puis prendre l’avion pour Guayaquil (Equateur), San José (Costa Rica) pour enfin terminer à LAX (aéroport international de Los Angeles) est plutôt radical. Tu te ramasses une vraie baffe dans la gueule. C’est vraiment deux extrêmes. Ces arrêts entre mon point de départ et d’arrivée m’on permis de progressivement voir la progression d’une société pauvre quasi sans consommation (Talara) à une société de surconsommation (Los Angeles).

Et dépenser de l’argent est certainement la chose la plus facile à faire à L.A. Tout est fait pour que les accès au porte-monnaie soient facilités. Par exemple, j’avais réservé une voiture de location par Internet. A l’aéroport t’attend un bus qui t’amène jusqu’à l’agence de voiture et quelques minutes plus tard tu te retrouves avec la musique à coin (Hip Hop ou rock, c’est selon la chaîne de radio) dans une PT Cruiser flambant neuve dans les rues de L.A. Trop facile !!!

Et là, à passé une heure du mat’ je me rends dans un supermarché (gigantesque comme d’hab’) ouvert 24 s/24. C’est le choc ! Tous les emballages sont gigantesques, XXXXXL et la nourriture proposée en tête de ligne est des chips, des chocolats, que de la malbouffe. Apres avoir mangé du poisson frais tous les jours chez Don Lucho au Pérou, je trouve cela plutôt choquant. Mais bon, on s’y habitue vite. Je n’aurais finalement mangé qu’un seul hamburger en 3 semaines, c’est pas trop mal. Lever de lune au crépuscule à Venice Beach

Skydive AZ, base des meilleures parachutistes au monde

Voilà pourquoi nous sommes aux USA. Non seulement un point de départ pour notre voyage en Amérique latine mais aussi l’opportunité pour Sylvain de sauter en parachute, histoire de ne pas perdre sa licence.

Un parachutiste peut difficilement rêver mieux. Des avions qui montent tous les jours de 8h00 au coucher du soleil à 4000 mètres sol, en 15 minutes. Des plieurs de parachutes pour ceux qui trouveraient cette tâche embêtante ou fatigante (c’est vrai qu’après 12 sauts dans la journée, les bras commencent à fatiguer). Un magasin qui ne vend que des articles de parachutisme. Un organisateur de la journée pour ne pas sauter seul, que tu fasses du vol relatif ou du freefly. Un hangar de pliage gigantesque et beaucoup plus encore. Mais surtout, surtout, du soleil tous les jours. Ici, il n’y a pas besoin de faire le point météo la veille ou le matin pour savoir si tu peux sauter. Une merveille.

Corollaire: trois semaines, 115 sauts et le sourire jusqu’aux oreilles.

Monica, elle, en a profité pour traduire le site en espagnol en vue de notre arrivée en Amérique latine. Sylvain « tête en bas » dans le ciel d’Arizona

L’Amérique en bus, voyage au cœur d’une Amérique défavorisée

Nous avons pris le bus de Los Angeles (Californie) à Phoenix (Arizona). C’est le moyen de transport du pauvre ici, les Greyhound (www.greyhound.com). Eh oui, qui est celui qui n’a pas au moins une voiture aux Etats-Unis alors que cette dernière fait partie intégrante de la culture du pays ? Ca explique en partie la furie de l’or noir créant tant de haine dans le monde et laissant des milliers de cadavres innocents.

Tout d’abord, nous avons pris le bus public de Venice Beach à Downtown L.A (centre ville). Les fameux Metro rendus célèbres dans de nombreux films notamment « Speed » avec Keanu Reeves. Nous avons fait une heure trente de bus compactés avec des latinos, des afro-américains, des asiatiques et quelques blancs. A un arrêt, un handicapé afro-américain a voulu monter dans le bus et personne n’a voulu faire de la place pour qu’il puisse monter. Seul une dame a crié de l’arrière « qu’il y avait assez de place et qu’il fallait le laisser monter ». Péniblement les gens se sont serrés et bougés pour qu’il puisse se faufiler avec sa chaise entre les passagers. Finalement, il n’a pas réussi à joindre l’endroit réservé aux handicapés et est resté à l’avant du bus, mon pied et celui d’une autre passagère lui servant de calle. Nous avons été déçus de l’attitude de certains passagers. Mais au vu des têtes de truands que certains avaient, nous sommes restés muets…

Puis le Greyhound. Nous avons découvert l’Amérique des défavorisés. Des gens merveilleux, mais souvent stéréotypés et sous éduqués. Là encore, la majeur partie était afro-américain et latino. Beaucoup consomment trop d’alcool. Départ de la montgolfière à Eloy (Arizona) qui nous a emmené à quelques 1500 mètres d’altitude et son ombre sur le désert.

La consommation à outrance, fléau américain

Il est bien connu qu’un des indicateurs économiques essentiels à la croissance, est la consommation des ménages. L’Amérique est la championne du monde toute catégorie. Le rêve américain … une maison, deux voitures qui consomment vingt litres au cent minimum, et plein de choses inutiles qui encombrent le garage.

C’est aussi les caddies sur plein à la sortie de « Walmart » (première chaîne de supermarché au monde). Et là, ça fait mal. Quand on voit le poids de certaines personnes et la m.@!? qu’ils mangent, on prend peur. Mais chez « Walmart » tout est fait pour pousser à la consommation. Ils exploitent à l’extrême les techniques mercatiques. Emballages XXL, rayons gigantesques, télévisions dans toutes les allées avec des publicités, caisses automatiques, système de paiement hyper facilité par carte à débit automatique ou de crédit tout automatisé (jusqu’à la signature à l’aide d’un stylo à écran tactile). Bref, tout pour amadouer le citoyen lambda, qui à nos yeux est plus victime que adhérent du système. Boardwalk de Venice Beach, tout y est jusqu’au véhicule de L.A.P.D. (Los Angeles Police Department) qui patrouille.

L’Amérique de Schwarzenegger, tout le monde à sa chance

Nous aimons bien l’exemple de Schwarzie pour illustrer la chance que l’Amérique peut offrir à qui est motivé et croit en ce qu’il fait. Malgré toutes les dérives de ce pays (le plus fort écrase le plus faible, dérives alimentaires, politique extérieur, nombrilisme,…) il faut bien avouer que chacun a sa chance et ici les perspectives de réussite personnelle semblent plus grandes qu’en Europe. Schwarzie immortalisé dans toutes ses versions au musée de cire d’Hollywood

Venice Beach, l’âme rebelle de l’Amérique

Il est bien connu que beaucoup de tendances et modes naissent sur cette plage de Los Angeles. Nous devons avouer que le changement culturel est monstrueux entre nos huit premiers mois en Asie et le débarquement sur cette plage aux mille cultures. Qui plus est, passer de Bangkok à Venice Beach en cinq jours en passant par Séoul et Tokyo, ça secoue!

Nous avons étonnement trouvé l’endroit plaisant. Un melting-pot culturel avec des gens de toutes les nationalités, où chacun s’exprime comme il le sent sans créer une meute d’yeux curieux pour le juger. Nous sommes passés inaperçus.

Les week-ends, des jams de percussion s’improvisent sur la plage. Jusqu’à la tombée de la nuit, les musiciens et amateurs de percussions s’affairent dans une ambiance débridée. Le point culminant étant le coucher de soleil, sorte d’hommage rendu à notre mère la terre. Ici le soleil est étonnamment grand. Eh oui, ce n’est pas un film hollywoodien mais la réalité. En matière de couchers de soleil, nous nous y connaissons un peu (en admiration devant cette étoile jour après jour) et là nous pouvons vous garantir qu’il est merveilleux. A en pleurer de joie, tant l’émotion est forte.

Les jours précédents notre arrivée à L.A., il a beaucoup plu sur cette région de l’Amérique. Ces pluies ont donné une clarté rarement vu ici et le paysage était splendide. Jam improvisée sur la plage de Venice Beach à L.A.

Bienvenue au pays du $

Monica et Sylvain au pays des rêves avec Mickey et consorts Nous voici donc à Los Angeles (L.A.). Les Etats-Unis sont à la base un point de départ pour notre voyage en Amérique latine plus qu’une destination à découvrir pour nous. Cependant arriver à L.A. après huit mois passés en Asie, wouaaa, ça le fait pas mal. La encore, les sens en prennent un coup. L’Amérique, c’est le marché avec un grand « M » par excellence ! Ici tout est dollar ! Mais attention, n’allez pas voir cela dans le mauvais sens du terme. L.A. et l’Amérique ont beaucoup de points positifs. Sylvain qui a voyagé ici durant six mois en 1995/96 voit les choses de manière bien différente dix ans après et comprend aussi mieux le pourquoi du comment du mode de vie à l’américaine. Voir l’importance qu’à ce pays dans tous les endroits que nous avons traversé (même dans les pays musulmans puisqu’il est l’ennemi) permet de saisir pourquoi peut-être l’américain de base est si ignorant. Pourquoi savoir et connaître alors que son propre pays, gigantesque et développé offre de loin tout ce qu’un Homme nécessite pour sa vie ici bas. Le simple fait de se promener à Venice Beach un week-end le démontre. Toutes les cultures y sont réunies. Ici la honte n’existe pas. On fait ce que l’on a envie de faire et on ne se pose pas de question. Si ça marche, cool, sinon tu réessaies une autre fois !

Il semblerait que Bush a utilisé la peur pour être réélu. La peur … une culture, nous en savons quelque chose, nous, petits Suisses ! Sylvain a clairement le sentiment que L.A. est plus sûr aujourd’hui qu’il y a dix ans, intéressant, n’est-ce pas ?

Bref tout ça pour dire que nous n’avons pris que le bon de l’Amérique. Avant de partir pour le sud, nous nous sommes tout de même dit que quitter L.A. (Los Angeles) sans rien voir serait un peu prétentieux alors que sa culture nous a touché durant toute notre vie au travers des productions hollywoodiennes par exemple. De plus, nous avons rencontré une amie de la famille qui a vu grandir Sylvain, Paola. Ca fait du bien de rencontrer des gens de chez soi lorsque l’on voyage longtemps.

Nous avons passé les 100 jours après le Tsunami ici la L.A. C’était le 4 avril. C’est agréable de noter que ça a correspondu à deux événements symboliques. Le premier est l’anniversaire de Monica que l’on a fêté à Disneyland et le second est la reprise de nos questions aux gens que nous rencontrons sur notre route. Apres le tsunami, ça nous semblait un peu futile de continuer notre enquête personnelle sur l’état du monde à travers nos neuf questions (voir rubrique « Notre projet », paragraphe « Petit + »). Et là, finalement, nous avons décidé de continuer. De plus, grande nouvelle, nous allons les publier afin que vous aussi, chers lecteurs, vous puissiez y répondre en nous envoyons un email avec vos réponses. Ceci devrait être en ligne tout prochainement.

Le touriste en Asie

Une petite news sur nos homologues voyageurs en Asie. On rencontre vraiment de tout. De celui qui fait cinq pays en trois semaines et demi à l’autre qui est scotché depuis six mois sur une plage à attendre la prochaine « Full Moon Party » (bombe de la pleine lune) en passant par les nombreux congés sabbatiques d’un an convertis en tour du monde. Bref, tout un programme. Mais où nous situons-nous? Certainement quelque part entre les deux extrêmes.

Nous déplorons malheureusement le tourisme à sens unique. Nous nous expliquons, beaucoup se comportent de manière peu courtoise vis-à-vis des coutumes et habitants locaux en ne pensant qu’à se divertir et leur propre intérêt! Ils créent cette industrie du tourisme non responsable où le touriste se transforme en simple billet vert $ plutôt qu’en un hôte à qui on donne l’hospitalité avec engouement. Moine en pleine séance photo