Archives mensuelles : novembre 2004

Bihar, visage de la pauvreté indienne

Nous avons traversé de part en part ce département de l’Inde, connu pour être l’un des plus pauvres. Le 75% de la population travaillent dans l’agriculture. Pour illustrer la pauvreté, l’état des routes est un bon indicateur. Le cheval et les charrettes sont des moyens de transport encore beaucoup utilisés avec le vélo. On ne voit ici que peu de voitures. Les gens se déplacent aussi en jeep. En général, ils arrivent à se mettre 30 à 40 dans une jeep faite pour 10 personnes. Il y a des gens partout agrippés autour, inclus sur le capot avant et le toit. Nous avons fait par exemple 8h00 pour parcourir 200 km. La photo ci-dessous montre l’état des routes principales reliant les principales villes.

Népal, randonnée au sanctuaire de l’Annapurna I

Nos neuf jours de randonnée furent magnifiques. Quatre à sept heures de marche par jour dans un paysage passant de la jungle himalayenne à la haute montagne. Dormir dans des refuges de montagne à 3800 mètres d’altitude avec dans la chambre quelque 0 degré (grrrrrrr, toutes les couches furent utiles). Le spectacle des astres célestes et le lever du soleil par moins 11 degrés à 4200 mètres furent sans conteste le clou du spectacle. Les éléments, encore et toujours. Le Macchapuchare (Montagne sacrée – 6993m) au coucher du soleil

Népal, sommet du monde

Passer les frontières par voies terrestres est intéressant. Le changement d’un pays à l’autre est souvent radical. Cela apparaît étrange de prime abord mais en découvrant la culture de chaque pays, ça s’explique par la suite. Le Népal nous est apparu comme une bulle d’air, sorte de vacances dans le voyage. Nous avons planifié de rester environ trois semaines pour notamment faire un trek dans l’Himalaya. Donc pas vraiment de temps à perdre ! Nous avons passé quelques jours à Kathmandu puis nous nous sommes rendus à Pokhara pour ensuite partir pour la randonnée du sanctuaire des Annapurnas. Le tourisme ayant été exploité jusqu’à son paroxysme dans les années 90, notre séjour fut des plus commun là-bas. Depuis 1996, la rébellion maoïste a réduit le nombre de voyageurs dans le pays. Cependant aucun touriste n’est décédé pour cette cause depuis cette date. Le seul désagrément peut être de se faire voler ou se voir obligé de payer une taxe révolutionnaire (avec quittance à l’appui). Lors de notre séjour, la route Kathmandu-Pokhara fut fermée durant trois jours à cause d’affrontement entre l’armée et des factions rebelles faisant plus de 45 morts !

La population locale des endroits visités vit avec le tourisme. Ca n’enlève rien au charme de sa population et à ses merveilleux paysages montagneux. Au Népal, vous passez de 200 mètres d’altitude à plus de 8000 mètres. La population népalaise ressemble étonnamment aux indiens des Andes. Temple bouddhiste de Swayambhunath, Kathmandu, Népal