Archives mensuelles : décembre 2005

Victoire mémorable à Arica

Après le perdant, nous avons visité, de l’autre côté de la frontière, le gagnant. D’entrée de jeu, nous avons pu sentir la différence du niveau de développement entre le Pérou et le Chili. Organisé, structuré, ville ordonnée, des poubelles publiques accessibles (ça parait idiot mais tellement difficile à trouver au Pérou), des rues propres et surtout cher, très cher. C’est également un aspect du développement, le niveau de vie des habitants.

Nous avons essayé de nous imprégner l’espace d’une journée de cette histoire empreinte de guerre. Aujourd’hui, les restes de la guerre du pacifique sont réduits à quelques attractions touristiques comme la célèbre colline d’Arica, un musée et quelques canons d’époque. Cependant, dans l’esprit des péruviens, bien que le temps ait passé, nous pouvons encore sentir une certaine rancœur. Ils ont tout de même perdu deux districts. Vue depuis le « Morro de Arica » sur la ville et ses plages à surf

Christ prônant l’amour sur la colline qui a vu la bataille finale et victorieuse des Chiliens sur les Péruviens

Héroïsme vaincu à Tacna

De Puno nous nous sommes dirigés à Tacna. Ville frontière avec le Chili. Durant la guerre du Pacifique de 1880, le Pérou a perdu trois de ces départements dont Tacna. Tacna fut rattaché au Pérou suite au vote populaire de 1930.

Christian, notre hôte, nous a fait visiter les monuments importants de la ville, tous relatifs à la guerre et nous a conté l’histoire héroïque de cette époque. Nous avons également visité les galeries où tous les articles électroniques sont bon marché. Sorte de Panama du Pérou. Monument aux héros tombés durant la guerre (perdue pour les péruviens) du Pacifique de 1880

Chi et Christian (notre amphitryon de Tacna) devant la fontaine conçue par un certain Gustave Eiffel

Accueil chaleureux chez nos premiers hôtes péruviens

A Tacna nous attendait Christian d’HC. Son sourire généreux et son caractère jovial nous ont d’entrée mis à l’aise. Il nous a reçu de la meilleure façon. Nous avons pu connaître en l’espace d’une seule journée les principaux attraits touristiques de la ville et nous avons pu nous faire une idée concrète de la riche histoire de la ville.

Sa famille également fut très accueillante et sa Maman nous a cuisiné des plats typiques péruviens. Christian et sa maman à Tacna

Visite sur les uniques îles flottantes des « Uros »

« Los Uros » ou « Kot-Suña” (les hommes du lac) sont une communauté aymara vivant sur des îles flottantes. Les îles sont faites à partir de Totora, une plante aquatique indigène de lAmérique du Sud. Même si les habitants originels n’existent plus en tant que tel, les aymaras peuplant aujourd’hui ces îles, sont eux aussi des indigènes. Vivant exclusivement de la pêche et du tourisme, leur manière de vivre n’en est pas moins simple et basic. C’est assez impressionnant de s’immerger dans ce monde si particulier de communauté, vivant au jour le jour et n’étant que peu intéressés au luxe du monde moderne.

La visite fut certes touristique mais culturellement enrichissante. Eglise sur une des îles avec des enfants se divertissant

Habitante des Uros en train de broder

Noël mystique sur l’île du soleil

Depuis quelque temps, nous étions en étroite communication avec Todd et Cristina via email. Ils sont partis en octobre 2004 du Canada avec leurs motos pour une année et demi de voyage à travers l’Amérique du nord et l’Amérique latine (leur site Internet : http://www.sunfirefoto.com). Sylvain avait rencontré Todd en Australie en 1997 et avait alors passé une semaine mémorable en sa compagnie. Depuis, ils se sont toujours écrits puis échangés des emails pour finalement faire que le hasard les fasse se rencontrer à nouveau sur l’île du Soleil pour célébrer Noël. Assez fou !

Nous nous sommes donc retrouvés avec Todd, sa compagne, trois autres canadiens et une hollandaise pour passer le réveillon ensemble. Nous avons loué une superbe demeure et nous nous sommes installés comme à la maison.

Nous avons passé un Noël fraternel autour d’un feu de bois, accompagné de musique et d’un repas copieux. A l’heure des toasts, chacun a apporté sa petite phrase de sagesse pour ce moment privilégié dans une atmosphère unique. Puis est venu le moment du fameux Cohiba et du Cuba Libre. Comment célébrer un moment important en Amérique latine sans ses deux ingrédients?

Le lendemain nous avons fait le cactus de Noël (à défaut de sapin) avec distribution des cadeaux.

Todd est devenu journaliste photographe dans l’intervalle de temps qui a séparé nos retrouvailles. Sylvain a donc pu converser et échanger pleins de précieux conseils sur la photo en général. De gauche à droite : Sly, Luke, Chi, Ellen, Jake, Jessie, Cristina et Todd devant l’arbre de Noël improvisé (un cactus… plutôt original !)

Mysticisme sur le lac Titicaca

Le lac Titicaca, Copacabana et l’île du Soleil sont comme un rêve d’enfant. Couleurs nettes, vives, changeantes, chaleureuses, les yeux restent émerveillés devant ce songe devenu réalité. Une paix éternelle permet à quelconque esprit bouleversé de trouver son apaisement. Les forces telluriques et les énergies éoliennes se concertent comme pour aviver tes sens au point de t’amener au nirvana de la béatitude.

Que dire de plus si ce n’est… « Vivez-le! » Eau bleu électrique hypnotisant, collines harmonieuses, agriculture ancestrale, l’île du Soleil est un havre de paix

Tiwanaku, première immersion dans la culture préhispanique d’Amérique du Sud

De La Paz, nous avons visité Tiwanaku. Une culture pré Inca qui fut ensuite conquise par l’Empire Inca avant la colonisation espagnole. Cette culture panthéiste nous en apprend long sur la vie en harmonie avec les éléments. Implorant le soleil pour obtenir des récoltes satisfaisant leur population, les Tiwanaku ont développé un sens de l’astronomie très avancé.

Comme toute la civilisation préhispanique latino américaine, les théories quant à leur histoire vont bon train, les espagnoles ayant tout détruit pour les convertir au christianisme. La porte du Soleil de Tiwanaku

Pensées fraternelles pour Noël

Voilà 497 jours que nous avons quitté le sol helvétique !

Depuis la capitale la plus haute du monde et au nom hautement symbolique, La Paz (La Paix), nous te souhaitons un

JOYEUX NOËL ET UNE HEUREUSE ANNÉE 2006

Nous profitons de ce moment privilégié de fraternité pour t’annoncer que nous terminerons notre projet « A la rencontre de l’autre – www.chisly.ch » le 11 février prochain, après 18 mois de vadrouille sur la planète bleu.

Nous devrions être de retour en Suisse au printemps !

Carpe diem,

Monica & Sylvain

P.S. : pour des raisons de superstition, nous n’allons pas te dévoiler l’endroit où nous allons passer Noël. Rappelle-toi l’an dernier, cela ne nous a pas porté chance !

Victoire de l’impérialisme à La Paz. Che relégué au second plan

L’université de La Paz est connue pour ses soulèvements anti-capitalistes. Dans la cour qui donne sur la rue, une représentation de la révolution guevariste est toujours représentée. Aujourd’hui, cette représentation est largement usurpée par une publicité géante de Coca-Cola. Symbolique mais certainement révélateur de la réalité économique du monde moderne !

Dans le cratère de la Paz gît la capitale la plus haute du monde

Nous sommes arrivés à La Paz deux jours avant les élections toujours accompagnés de Maïté et Yan. Après un dernier repas avec nos amis dans un resto argentin, nous nous sommes dits au revoir. Ils ne voulaient pas perdre le jour de mobilisation générale que représentent les élections. En effet, le jour des élections en Bolivie, non seulement tout le monde doit aller voter mais en outre aucun véhicule n’est autorisé à circuler. La vente d’alcool est interdite trois jours avant. Ca donne au cratère un tout autre visage. Presque vivable.

La Paz est une capitale bien particulière. De part son altitude (3700 mètres), et sa dénivellation (entre la partie haute de la Paz et la partie basse, il y a plus de 1000 mètres de dénivellation) les déplacements sont vite épuisants. Ensuite par la vie que l’on trouve dans les quartiers où s’accumulent des marchés de rue qui amoncellent toute sorte de marchandises, des plantes médicinales aux derniers DVD. Le tout dans un chao urbain assez certain. Sorte de fourmilière désorganisée, ces quartiers peuvent vite devenir insupportables à celui qui apprécie le calme de ses prairies natales. Nous y avons trouvé notre compte l’espace des quelques jours passés là-bas. La Paz, impressionnante ! Ardu de différencier la roche des maisons.