Archives pour la catégorie Pérou

Départ de Sylvain pour les USA

Mes amis m’avaient préparé une fête de départ. Comme à l’accoutumée, nourriture, boissons et musique latine étaient au rendez-vous. Dans le garage de Tarantini, nous avons dansé jusqu’au bout de la nuit aux rythmes latino!

Merci à eux pour m’avoir si dignement dit au revoir. Le lundi, ils m’ont tous accompagné au bus pour Lima ainsi que la famille de Monica (et Chi aussi bien entendu).

Au-delà du surf, la réalité de l’environnement humain : ici les déchets

Troisième et dernière nouvelle sur les déchets. Le traitement des déchets est quasiment inexistant. Ce qui fait que vous avez virtuellement des déchets partout. Inutile des vous dire que les plages ne sont pas épargnées. Le principal problème est qu’il n’y a pas de gestion des déchets par la municipalité. Ou bien si, il en a une qui consiste à brûler les déchets à cinq cents mètres des derniers bidonvilles. Autrement chacun amène ses déchets en dehors de la ville et les balances sur le bas coté de la route. Bref, c’est assez catastrophique. Au point que vous vous demandez que faire avec vos propres détritus. Sachant qu’ils vont finir quelque part tirés au sol, ne vaut-il peut-être pas mieux les brûlés sur place. Et les gaz de la fumée n’est-elle pas nocive ? En voilà des questions pratiques que l’on se pose jamais par chez nous mais qui deviennent cruciales ici.

Alors voilà, au vu de ces problèmes, le mieux est d’essayer de faire quelque chose pour ces petits enfants péruviens. Et l’unique manière d’agir intelligemment est de leur apprendre à changer. C’est pourquoi, nous allons essayer à travers la pratique du surf, de sensibiliser les nouvelles générations et essayer de voir ce que l’on peut faire pour avoir un développement plus citoyen à l’avenir.

Ceci va se faire à travers la création d’une association. Nous travaillerons dessus des notre retour en Suisse. Sylvain surfant Lobitos

Au-delà du surf, la réalité de l’environnement humain : ici l’hygiène

Deuxième nouvelle sur l’environnement humain entourant Talara. Cette fois c’est l’hygiène. Bien qu’elle dépende de la première, ici c’est surtout le fait d’uriner n’importe où, n’importe quand que l’on veut souligner. Car c’est bien ce qui arrive au Pérou. Les gens urinent absolument partout. Alors bon, s’il y avait des pluies abondantes de manière journalière, nous pourrions encore nous rassurer sur ces pratiques peu élégantes.

Mais la réalité de la côte péruvienne est qu’elle est composée d’un désert du nord au sud, en général plutôt aride. Donc l’urine reste là ou elle est pisée et se transforme en maladies voir épidémies. Il est urgent d’apprendre aux enfants (sinon aux gens !) l’impact de leur geste et de leur proposer une alternative. Sylvain surfant Lobitos

Au-delà du surf, la réalité de l’environnement humain : ici l’éducation

Le surf est une chose, l’environnement humain une autre. Nous allons profiter des trois prochaines nouvelles pour parler un petit peu des grands problèmes de Talara auxquels nous sommes forcément confrontés, alors que nous surfons dans cette région.

Le premier traité ici est l’éducation. Pour atteindre le village de Lobitos, nous devons passer par Talara. Nous y vivons donc nous y sommes de toute façon. La majeure partie de la ville ressemble aux yeux d’occidentaux à un bidonville. Qui dit bidonvilles, dit pauvreté. La pauvreté matérielle n’est pas en soit trop embêtante, sachant que la société de consommation n’est pas une fin en soi. Par contre la pauvreté intellectuelle est elle une plaie à combattre. Le système éducatif est défaillant, donnant une éducation pauvre et chaotique aux habitants de ces quartiers. C’est un peu un cercle vicieux entretenu pour durer à jamais.

Il est très dur de voir le potentiel de tous ces enfants et se dire qu’ils deviendront comme les adultes qui bien malgré eux, entretiennent un système qui les font vivre de manière indigne. Voici le premier axe de travail pour faire évoluer ces sociétés dites pauvres. Sylvain surfant Lobitos

Tarantini ou l’histoire d’un enfant chanceux

Tarantini est le troisième ami de Sylvain. Rencontré récemment à Talara, le feeling a très rapidement passé entre nous. Augusto de son prénom, est arrivé à l’âge de 13 ans à Talara. Il en a aujourd’hui 38. A son arrivée, il ne parlait que le Quechua (langue indigène des Andes). N’ayant comme famille ici que son frère, il a tout de suite travaillé. Depuis l’age de 13 ans il est dans la carrosserie.

Aujourd’hui il a quatre merveilleux enfants et a sa propre entreprise de carrosserie. Tarantini surfe depuis quelques mois seulement, ayant pratiqué avant le bodyboard durant une dizaine d’année.

Fier de ses racines indigènes, il est toujours prêt à nous chanter une chanson en Quechua ou faire des hymnes à la nature (Pacha Mama) par l’entremise de rituels ancestraux. Il est curieux, disponible, toujours prêt à aider et généreux. Avec lui, nous avons vraiment complété notre équipe de potes explorateurs aventuriers. C’est aussi ça l’Amérique latine, l’imprévu et une grande partie de hasard dans le cours de la vie. Tarantini, natif péruvien, entrepreneur et surfeur

Début de houle sur le north shore (côte nord)

Le surf, c’est aussi la patience! Des vagues, il n’y en pas tous les jours. Cependant à Lobitos, vous avez la chance de pouvoir bénéficier de vagues presque toute l’année. Ensuite c’est plutôt une question de taille, d’ordre, de conditions de la mer.

Début avril est entrée une houle sud. En général, c’est cyclique, il peut y avoir de la houle tous les cinq jours à une semaine et il y a en général un pic de deux à trois jours. Mais bon, connaître la mer n’est pas chose facile, il y aura toujours un coté surprise avec lequel il faut composer. Sylvain surfant à Lobitos

Une décennie se tourne, Chi fête ses 30 ans

Pour les 30 ans de Monica, sa famille et Sylvain lui ont organisé une fête spontanée. Famille, copains et voisins. Encore une fois, à la péruvienne. Une guitare, des bières, un repas, puis la danse. Tout se passe dans la joie et la bonne humeur jusqu’au bout de la nuit. Ces moments sont intenses en bonheur. Chacun sourit, rit, se marre, danse, donne le meilleur de soi, se lâche, oublie ses problèmes l’espace d’un moment pour passer un instant inoubliable. Et cette fois n’a pas manqué à la règle. Chi et Sly dansant la valse pour les 30 bougies de Chi

Monica avec Sandra, la fille de Tarantini »

Paché, légendaire surfeur du north shore

Paché, le témoin de mariage de Sylvain. C’est la première personne qui a accueilli Sylvain lors de son premier passage à Talara, alors qu’il ne connaissait pas encore Monica. Depuis, c’est un ami, comme un frère de cœur pour Sylvain.

Paché est aimable, sincère et serviable. C’est un surfeur né, Il a plus de 25 ans de pratique derrière lui. Il est talentueux, à l’écoute des éléments, de la nature. Il saura toujours aller dénicher une vague dans sa région. Avec son sourire généreux, sa peau tannée par les années de plage, Paché aura toujours une solution aux problèmes rencontrés et son positivisme fait avancer.

Avec Paché, Holggers et Tarantini, nous formons une équipe d’enfer, une alchimie qui balaye tout sur son passage. Paché, souriant et disponible, ici à Punta Balcones

Paché dans un mini tube à Lobitos

Paché surfant Lobitos

Sly et Paché en attendant les vagues

Le surf, un mode de vie

Comment décrire le surf ? Peut-être simplement que l’on se laisse porter par les éléments !

Le surf, c’est l’esprit, le respect, la patience. L’océan nous donne tellement qu’on désir le lui rendre.

C’est une ode au bien-être. Surf et liberté ne font qu’un !

Le surf est un mode de vie et non un sport, c’est un état d’esprit avant tout. Si je dis cela, c’est que je parle de vécu. Je pratique également, la plongée sous-marine, le parachutisme, le snowbaord freeride, la mini rampe en skate, le wakeboard et plus encore. Etre sur la plage, entrer en communion avec l’océan, s’autoriser à se mettre à l’eau et enfin bouger avec l’élément lui-même, tout ceci contribue à n’être que le témoin d’une puissance immense et infini, l’Océan ! En voilà un dieu pacifique ! Chaque jour, l’océan fait déferler ses vagues différentes les unes des autres et t’enseigne quelque chose de nouveau à chaque passage de houle. Sylvain surfant à Lobitos

Holggers et la Titanic

Holggers est une personne généreuse, dévouée et drôle qui lutte pour son quotidien jour après jour. N’ayant que peu de moyens, il surfe une planche très usée qui pèse lourd dû aux infiltrations d’eau dans la mousse. Mais malgré cela, il surfe, et bien. Hollgers_surf_Titanic Holggers surfant la Titanic, une planche lourde qui a vécu la seconde guerre mondiale !