Archives pour la catégorie Sri-Lanka

Trincomalee, bénéfice économique

Sanju et son tuc-tuc financé par la Suisse. A Trincomalee, plus au nord sur la côte est, nous avons retrouvé les plages de sable marbré et l’eau turquoise. Nous avons eu la chance de faire de la plongée masque-tuba sur Pigeon Island où nous nous sommes littéralement retrouvés catapultés dans un véritable aquarium naturel. C’était tout simplement splendide. Pour avoir vu le film «Nemo», nous nous y sommes crus (à la différence près que les poissons ne parlaient pas).

A Trincomalee, nous avons rencontré un chauffeur de tuk-tuk dont le frère vit en Suisse depuis 10 ans. C’est pour moi l’occasion de faire un petit bilan de notre séjour au Sri Lanka tant au niveau humain qu’économique. Tout d’abord, pour moi la représentation du Sri Lanka, c’était les tamouls qui logeaient comme réfugiés politiques à la pension Wilhelm de Montreux au début des années 80 (en fait il y a autant de tamouls que cinghalais réfugiés en Suisse). Je les voyais lorsque je rentrais du collège d’Etraz, souvenir d’enfance donc. C’est vous dire l’image subjective que j’avais de cette île finalement assez peu connue. Je partais donc avec assez peu d’a priori.

En mettant de côté les personnes attirées par l’appât du gain touristique, la population sri lankaise est d’une amabilité et d’une gentillesse à toute épreuve. Ceci est certainement dû à leur religion, le bouddhisme. Il est cependant souvent difficile de pouvoir avoir des discussions de fond car leur anglais est bien souvent trop pauvre (je vous rappelle que l’on voyage local, donc avec les classes sociales les plus défavorisées. Il faut aussi rappeler que cette classe représente souvent plus du 90% de la population des pays pauvres). Cependant, nous avons pu leur « tirer les vers du nez » en leur posant nos fameuses questions. J’aime dire que tout est inter-relié en ce bas monde avec comme base sur la planète Terre, l’Homme. Ceci pour dire que leur état d’esprit est souvent lié à leur niveau d’éducation et leur statut social. J’ai le sentiment étrange que les pays pauvres se ressemblent considérablement. Corruption, administration lourde, éducation pauvre, infrastructures insuffisantes (réseau routier, ferroviaire, égouts, irrigation, réseau électrique,…) échoppes vendant le minimum vital dans les campagnes, fatalisme face au quotidien, acceptation de leur situation quelle qu’elle soit. Je suis convaincu que le climat joue un rôle sur le moral et la capacité à vouloir se doter de meilleures infrastructures. Je sais que vous me direz que la Russie et la Chine connaissent des climats sibériens et qu’ils ne sont pas pour autant mieux développés.

Enfin, pour moi l’ignorance est le pire des fléaux pour nos sociétés modernes. L’ignorance, c’est le manque d’éducation. C’est l’expression de la pauvreté la plus insupportable. Que tous ceux qui ont souffert à l’école se rassurent, ce n’était qu’un mauvais moment à passer. Une sorte de mal nécessaire. Cette épreuve vous a certainement permis de savoir que vous êtes plus manuel qu’intellectuel. Vous avez au moins reçu le bagage minimum pour vous en sortir dans l’arène humaine. Tant de personnes sont condamnées à un choix unique dans leur vie par manque d’éducation et ils ne sauront jamais qu’il existe une alternative. La liberté c’est ça, Avoir le choix. Une idée de la pauvreté est bien souvent celle de traîner dans la rue, être sale, avoir juste de quoi subvenir à ses besoins quotidiens (et encore !). Cette forme de pauvreté n’est pas la pire, car la majorité des gens dans la rue sont de loin pas malheureux, au contraire. Ce qui est plus inquiétant est la manipulation qui peut être exercée sur ce type de personnes, pouvant les faire devenir partisans des pires idéologies extrémistes. Les problèmes d’hygiène également sont importants mais ceux-ci devraient être assurés par l’état.

Pour revenir au nerf de la guerre de nos sociétés modernes, je pense bien sûr à l’économie, la quatrième guerre mondiale (la troisième étant la guerre froide), l’exemple de Sanju et de son tuk-tuk (moto à trois roues servant de taxi) est assez révélateur des pays pauvres. La consommation est bel et bien le moteur économique d’un pays. Et pour consommer il faut gagner un salaire. Ce salaire doit permettre d’assouvir non seulement les besoins vitaux de base comme s’alimenter et avoir un toit pour dormir mais également garantir un certain niveau de vie et surtout épargner pour pouvoir investir. Si le frère de Sanju habitant en Suisse, n’avait pas financé son tuk-tuk, il n’aurait jamais pu s’en acheter un, donc il serait resté sans travail. Et pourquoi ? La majorité des travaux dans les pays pauvres offrent tout juste la possibilité d’acquérir sa nourriture du jour et subvenir aux besoins vitaux. Il n’aurait donc jamais pu épargner les CHF 3000.- que coûte un tuk-tuk. Ceci explique également pourquoi ces pays sont si bon marché. Car la rémunération est réduite au minimum (salaire mensuel du sous-continent indien oscille entre $ 30.- et $ 200.-). Ces coûts bas font l’apanage des multinationales qui elles, génèrent leur profit la-dessus. Ces pays peinent à avancer car trop peu de personnes injectent de l’argent dans le circuit économique. A Sanju, à présent, de générer de la valeur avec son tuk-tuk afin de pouvoir en acheter un deuxième puis un troisième. Le problème que rencontrent ces pays est l’investissement. Tout un chacun doit pouvoir mettre un pécule de côté pour pouvoir investir. Le micro crédit paraît une bonne initiative dans ces pays. Mais là encore on est confronté au problème de l’éducation !

Le Triangle Culturel

Le triangle culturel représente la partie du Sri-Lanka ayant le plus de vestiges datant de divers époques de l’histoire de l’île. Nous avons d’abord visité le temple de Dambulla. Un temple creusé dans le roc dans une énorme masse rocheuse de 150 mètres de haut sur 1600 mètres de large. Voici 2000 ans, le roi Valaganbahu, qui venait d’y passer quatorze ans d’exil, transforma cette colline en coquille de cathédrale. Les cinq cavernes qu’elle abrite sont à la fois un haut lieu de culte et un musée de l’Histoire nationale. Dans la première, on peut voir, taillé dans la roche, un Bouddha couché long de 14 mètres et déjà, des statues de dieux et de génies associés au bouddhisme cinghalais. La seconde ne contient pas moins de 150 statues -grandeur nature ou supposée telle- de divinités diverses auxquelles les rois firent tout aussi naturellement ajouter leur propre image. Bouddha conserve néanmoins la première place et le plafond est couvert de superbes fresques mêlant les événements de sa vie aux temps forts de l’histoire de l’île.

Ensuite, nous nous sommes rendus à Sigiriya où nous sommes restés deux jours pour grimper au sommet de son fameux rocher et découvrir ses jardins. Rien mieux que cette fascinante silhouette de pierre rouge qui, au milieu de la jungle, surgit soudain devant vous, ne pouvait symboliser la vénération et la crainte que le roi Kasyama son créateur (477-495 après J.-C.) cherchait à inspirer. Ces sentiments devaient être bien plus forts encore lorsque les murs de marbre blanc, les toits d’airain et les fleurons ornés de pierreries du palais couronnant le rocher réfléchissaient la lumière du soleil et semblaient faire monter au ciel les gracieuses effigies féminines qui décoraient ses parois (il en reste 19 sur 500).

Enfin nous avons terminé notre périple culturel par Polonnaruwa et ses cités antiques. Nous avons pu notamment y admirer le site de Gal Vihara avec ses quatre statues de bouddha. La statue du bouddha en position debout fait 7 mètres de haut et celle du bouddha couché 14 mètres de long, impressionnant. Fresques au Rocher de Sigiriya

Dambulla (Cave Temple)

Polonnaruwa

Nilambe : La méditation bouddhiste, une authentique philosophie de vie !

Après les «tourments» des rabatteurs de Kandy, nous avons décidé d’expérimenter la méditation bouddhiste. Le centre de méditation de Nilambe se trouve perdu dans les collines au sud de Kandy. Le dernier kilomètre pour y accéder est à faire à pied au milieu de plantations de thé. Ce centre pratique la méditation bouddhiste qui met l’accent sur ce qu’ils appellent en anglais «mindfulness» et « metta (loving kindness) meditation». Si on tente de définir ces deux termes en français, c’est quelque chose comme «fait de rester conscient (apporter une attention toute particulière) de vos responsabilités» et «tendre gentillesse renforcée par un sentiment d’affection». Cela ne vous dit certainement pas grand chose. En gros, la méditation consiste à vivre le moment présent par la maîtrise de sa respiration et l’observation de ses pensées. Elle repose sur le postulat que la vie est vécue uniquement dans le présent. On ne peut agir sur le passé et le future nous est inconnu. Et malgré cette vérité, notre esprit est sans arrêt en train de penser, d’errer dans ces deux dimensions. Il s’agit de ne plus créer des mondes autour des pensées qui nous traversent l’esprit mais simplement de les observer et de les laisser partir. Pour ce faire, le centre de méditation de Nilambe a des règles strictes qui sont: le respect du silence, la séparation homme-femme pour dormir et le minimum vital pour vivre (puisqu’on est là pour méditer et pas autre chose). Il n’y a donc pas d’életricité. On médite cinq heures par jour en groupe, il y a deux heures de yoga et le reste du temps est consacré à la méditation individuelle. Les adeptes de la méditation peuvent échanger des paroles entre 16h00 et 16h30 lors du thé. Ce fut fort plaisant de partager ce moment avec soi-même. En route (à pied) pour le centre de méditation.

Sri Lanka, Véritable zoo naturel!

Le Sri-Lanka nous a particulièrement surpris par sa faune. En effet, des singes, des écureuils, des animaux domestiques tels que chats et chiens, des geckos, des lézards, des chauve-souris (pouvant faire la taille d’un homme!), des rats, des crocodiles, des biches, des paons, des éléphants, une multitude d’oiseaux tropicaux sans compter les poissons de corail (même un requin) nous ont accompagnés durant notre voyage.

Nous avons toujours dormi avec un compagnon malvenu, le gecko. Cependant, ce charmant saurien se charge de débarraser la pièce des moustiques. Eléphants à l’orphelinat de Pinnawala. A remarquer qu’ils n’ont pas de défense pour des raisons de sécurité. On vous laisse découvrir quelques « petits » détails.

Kandy : Ville culturelle du Sri Lanka

Danceurs traditionnels à Kandy. Nous avons poursuivi notre chemin en bus jusqu’a Kandy. Nous commençons à être des habitués des transports locaux. Cela signifie souvent voyager debout, compacté avec la somme supérieur de monde voulant voyager par rapport à la capacité du bus, demander deux fois au chauffeur si la destination requise est bien desservie. Mais avant cela, pour trouver le bon bus, il faut demander à une dizaine de personnes différentes pour être sûr de monter dans le bon. C’est également une occasion de pouvoir baragouiner avec la population locale. Bref, une expérience dont il fait bon se souvenir … après !

Arrivés à Kandy, nous avons trouvé un logement agréable (à noter que nous avons toujours trouvé des hébergements corrects durant notre séjour au Sri-Lanka). Lors des jours qui suivirent, nous avons fait l’expérience des rabatteurs dans toute sa splendeur. En effet, à notre plus grand désespoir, tous les gens qui nous ont abordés dans la rue étaient des rabatteurs (nous avons donc l’air tant que ça des toutistes ?). Nous avons rencontré un faux artisant de bijoux, un faux facteur prêt à nous aider pour tout et rien et le rabatteur le plus incroyable de tous, un faux professeur de danse traditionnelle dont nous vous contons l’histoire: Nous marchions le long du lac de Kandy lorsque devant nous s’est trouvé comme sortant de nulle part un homme d’un certain âge en train de prier les mains jointes en direction du célèbre temple bouddhiste de la Dent. Nous l’avons contourné par l’arrière afin de ne pas le déranger. Un fois passés, il s’est retourné dans notre direction et dit simplement «Thank you!». Touchés par son charme et son approche amicale, nous avons entammé la conversation ou plutôt lui l’a entamée sans que nous nous en rendions compte. Il était professeur de danse et marchait sur les braises en feu depuis plus de vingt ans. Il nous a montré ses pieds et ses bras sans poil, brulés par le feu. Vous aurez bien compris que tout cela ainsi que tout ce qui suit n’est que la pure invention de son imagination débordante. Il nous a pris aux sentiments en nous racontontant strictement que des choses de sa vie privée avec passion. Il nous a confié qu’il avait une fille de cinq ans qui dansait lors des représentations de danses du théâtre de Kandy et qu’il avait voyagé dans toute l’Europe pour faire des représentations (il connaissait des noms de villes de chaque pays européen). Il devait prochainement partir pour Los Angeles. C’est alors qu’il nous a demandé de quel pays nous venions et où nous logions à Kandy. Bien sûr il avait donné des cours de danse à la fille de la famille où nous dormions (les rabatteurs connaissent tout sur les hôtels, restaurants, activités touristiques pour mettre en confiance le futur pigeon). Sans nous demander si nous étions interessés ou non, il nous a dit que le soir même, un spectacle spécial allait avoir lieu. Il nous montra de l’autre côté du lac de nombreux bus stationnés et nous dit que c’était des gens qui s’étaient déplacés pour l’occasion. Il nous dit qu’il y aurait vingt-cinq bébés éléphants pour le show (je ne sais même pas s’il y a vingt-cinq bébés éléphants sur toute l’île!). Convaincus, nous nous sommes dit que nous irions voir ce spectacle. De toute façon, nous avions prévu d’y aller. Mais avant cela, nous voulions nous rendre dans une clinique ayurvédique. Là, il nous a dit qu’il connaissait la meilleure, celle officielle du gouvernement, bien meilleure que les cliniques privées hors de prix. Comme il avait réussi à nous mettre en confiance, nous avons décidé de le suivre. D’abord, il nous a emmené acheter les billets pour le spectacle dans un monastère bouddhiste, soit-disant le seul endroit où à cette heure nous pouvions acheter les billets. Arrivés au monastère, il nous montra un voiture type 4×4 aux vitres tintées et nous expliqua qu’une personnalité importante bouddhiste était là aujourd’hui pour le spectacle. Puis il nous a conduit dans la boutique où se vendaient les billets. Il nous présenta la vendeuse comme sa sœur. Elle vendait également des batiks fait soit-disant par les enfants de l’orphelinat. Ah oui, car il nous a présenté le monastère comme un orphelinat d’enfants. Ne voyant aucun enfant, j’ai demandé où ils étaient et il m’a répondu aussitôt qu’actuellement ils étaient dans les montagnes. On a acheté deux billets pour le spectacle du soir. Nous connaissions le prix du billet et en plus il était inscrit dessus. J’ai demandé si les places étaient numérotées. Il m’a répondu que nous n’avions qu’à demander au manager dont il m’a donné le nom (il était vrai le nom) et à qui il allait faire la commission de nous donner de bonnes places. Puis sa sœur a essayé de nous vendre ses batiks en vain. Ensuite nous nous sommes rendus à ses frais en moto-taxi ou tuk-tuk (dont il nous a présenté le chauffeur comme son vieil ami et à qui il n’a rien versé) à la clinique ayurvédique. Là, nous avons demandé à voir un médecin car nous lui avions bien expliqué que ce que nous cherchions n’était pas en premier lieu des traitements (massages) mais seulement une consultation. Après discussion avec les employés de la clinique, ils nous ont amenés devant une dame charmante soit-disant médecin. Une personne en plus du rabatteur était avec nous pour traduire car la dame n’avait pas l’air de comprendre l’anglais. Après quelques échanges de paroles sur ce que nous attendions en fonction de nos connaissances du sujet, la femme ne disait rien et parraissait extrêmement embarassée. Elle avait l’air de s’y connaître en médecine ayurvédique autant que nous en techniques de rabattage. Après quelques instants, Monica m’a dit qu’elle ne sentait pas du tout le truc et qu’elle n’était pas médecin. Alors je l’ai dit au traducteur. Elle n’a même pas essayé de prouver le contraire. Et là, la femme a émis comme un soupir de soulagement l’air de dire «ouf, c’est fini». Nous nous sommes levés et nous sommes partis malgré leurs tentatives de nous vendre des massages. Moralité : le rabatteur a perdu pas mal de son temps avec nous et aura finalement réussi a rien nous vendre à part les deux tickets de théâtre. Le soir, nous nous sommes rendus au théâtre où nous avons dû nous rendre a l’évidence que le spectacle que nous allions voir était le même que celui donné tous les jours pour les touristes que nous sommes.

Le spectacle en soi est assez harmonieux. Il est divisé en plusieurs dances, chacune ayant une signification bien spécifique.

Nous avons quand même rencontré de personnes intéressantes à Kandy, mais c’est nous qui sommes allés à leur rencontre.

Arugam Bay : nice people, good food, special service

Voici le slogan de la guest house «Hillton» où nous avons logé (écrit avec deux “l” depuis que l’endroit est devenu touristique; ceci pour ne pas avoir de problèmes avec la célèbre chaîne d’hôtels homonyme).

L’endroit est encore assez préservé des meutes de touristes mais son essor est sur la pente ascendante. Là, nous avons passé une semaine paradisiaque au rythme des vagues, des animaux sauvages (singes, crocodiles, mille-pattes, geckos, lézards, corbeaux…) et d’une nourriture appétissante. Nous nous sommes un peu laisser-aller – il faut noter, chers lecteurs, que nous n’avions pas pris de réelles vacances depuis longtemps. Comment refuser le plaisir que procure, à nos palais d’occidentaux, des fruits succulents comme la papaye, l’ananas, la mangue ou encore les bananes. Nous avons dégusté les plats locaux (rice & curry, coconut sambol, papadam, veg. noodles…) avec délectation.

Arugam Bay est encore un village de pêcheurs. Leurs cahutes rudimentaires occupent d’ailleurs toujours le devant de la plage avec leurs embarcations. Nous précisons «encore» car il semblerait qu’avec le développement touristique de ces deux dernières années suite au cessez-le-feu, les autorités projettent de les déplacer ailleurs. Le $ est toujours plus fort que la raison. Les pêcheurs partent à trois heures du matin pour revenir aux alentours de huit heures avec leur prise journalière. Lorsque la saison de la pêche se termine, ils vont travailler dans les cultures de riz et assurent leur repas quotidien ainsi que celui de leur famille au jour le jour.

Le Siam View Hotel, une guest house proche de la nôtre, a organisé deux soirées Full Moon Party. J’avais un peu l’impression de vivre ce que certains ont vécu dans les années 70. Des soirées un peu à l’arrache avec son lot d’illuminés et sa candeur libertaire.

Sri-Lanka : Friendly destination

Nous voilà arrivés à Colombo au Sri-Lanka. Déjà à l’aéroport, nous avons pu expérimenter les avertissements émis par le Lonely Planet (guide de voyage) à propos des fameux «touts» ou rabatteurs. Cependant, ils sont, à l’image de la population du pays, très aimables et sympathiques surtout lorsqu’après les avoir écoutés pendant 15 minutes et pris quelques informations qui nous parraissaient intéressantes sur les sites touristiques à voir absolument, nous sommes partis en leur disant que nous allions réfléchir.

La première impression que laisse Colombo est d’une ville dépourvue d’intérêt. C’est la raison pour laquelle nous ne nous y sommes pas attardés. Voulant toujours voyager « local », nous nous sommes rendus à la gare pour nous renseigner sur les destinations accessibles en train. Là, nous nous sommes décidés à nous rendre de l’autre côté de l’île, donc à l’est. Le trajet a duré 2 jours car le train ne va que jusqu’à la ville de Badulla et met 8 heures jusque-là. Puis il a fallu prendre des bus jusqu’à la destination finale choisie, Arugam Bay, village côtier de villégiature.

Le voyage en train fut assez légendaire. Nous avons décidé de prendre des tickets 2ème classe pour ce premier voyage en train (il y a encore une troisième classe). Nous pensions qu’il n’y aurait pas trop de monde en 2ème, tranquille. Erreur ! C’était le 1er jour des vacances scolaires. A l’arrivée du train, les gens se sont rués sur les wagons tels qu’à l’ouverture des portes d’un concert de U2. Enfin nous nous sommes retrouvés comme des bleus sur le marche pied du dernier wagon à nous demander ce qu’il était en train de nous arriver. 8 heures de train ! Monica s’est assise sur le sac à dos et moi sur le marche pied. Je dois avouer que cela ne m’a pas trop dérangé, j’ai toujours aimé voyager à l’air libre. De l’extérieur je pouvais voir tous les gens comme moi, agglutinés et pendus aux portes et fenêtres. Après 5 heures, la locomotive a deraillé. Je vous rassure, nous circulions à ~15 km/h. Donc, nous n’avons rien senti. En effet, dans la région montagneuse du centre, le train circule entre 10 et 20 km/h maximum.

Nous nous sommes donc retrouvés perdus au milieu de plantations de thé à devoir grimper pour rejoindre la route. De là, nous avons pris différents bus jusqu’à la tombée de la nuit. Nous sommes finalement arrivés à Nuwara Eliya, à quelque 1900 mètres d’altitude. Bonne première immersion dans le monde des transports locaux. Train menant de Colombo à Badulla en passant par les montagnes du centre. On peut voir les gens agrippés aux portes.